Jamaica #1

J’aurais pu commencer par la Nouvelle-Orléans, qui était le premier arrêt de notre long voyage l’année dernière. Mais j’ai pas encore les mots pour ça. Alors on va parler Jamaica !

Bild019_Neg.Nr.17.jpg

Arrêt un peu pris par défaut, on devait sortir des USA au bout de 90 jours, et c’était le billet le moins cher. On s’est dit « on ben pourquoi pas, c’est sur la route pour l’Amérique du Sud et ça à l’air sacrément beau » ! (ça, c’était le plan initial) On a trouvé un endroit où vivre : chez Monsieur Bernard, en échange d’un peu de travail, on était logées, nourries et au sein de la population. Tout ce qu’on recherchait donc. Sur le papier, c’était parfait et bien planifié.

Bild031_Neg.Nr.29.jpg

Jour du départ : on se voit refuser l’avion. Les USA ne nous laissent pas sortir du territoire si on a pas un billet de sortie de Jamaïque. Incompréhension. Le visa tourisme en Jamaïque a changé quelques semaines avant, passant de 90 jours à 30. On doit donc choisir à la hâte ou aller ensuite. Et on a 10 min, montre en main. Ça annonçait le séjour : plein de surprises !

On va pas se mentir, pour moi ce mois là bas fût difficile, la culture insulaire est particulière, partout, même en France, il a un je-ne-sais-quoi propre aux îles. La Jamaïque n’y échappe pas, d’autant quelle est envahie par le touriste riche venant se prélasser sur ses plages de sables fin où les locaux n’ont plus accès à moins de s’acquitter de quelques dollars. Ça fait un peu honte, et ne donne franchement pas envie de faire partie de ces touristes.

Bild020_Neg.Nr.18.jpg

Bild027_Neg.Nr.25.jpg

Bild028_Neg.Nr.26

Bild013_Neg.Nr.12A

Le premier soir, nous sommes allées faire du couchsurfing, dans la périphérie de Kingston. Mike et Sandy nous ont accueillis avec le sourire et c’était merveilleux. Nous devions rester une nuit ou deux, ls séjour s’est bien plus prolongé. Au grand bonheur de chacun. On aura passé la semaine à apprendre le créole, quelques recettes jamaïcaines, goûter le jerk-chicken. C’était plein de grande bienveillance.

Le choc culturel le premier jour était bien là. Toutes les maisons sont fermées par des grilles extérieures, chacun vivant dans sa prison. On croise sur la route aussi bien des bus que des chars avec des ânes. C’est un peu le grand n’importe quoi à vrai dire. La ville en elle même ne me laisse aucun souvenir mémorable, à part une glace bien trop chère et absolument dégueulasse. Mais que c’était drôle.

Bild002_Neg.Nr.0.jpg

Bild004_Neg.Nr.2.jpg

Puis le deuxième soir, Mike et Sandy nous ont emmenés avec eux, de l’autre côté de l’île, dans la forêt, en pleine nuit…. pour aller récolter du miel. :D Magique ! On découvre alors une campagne luxuriante, absolument magique, des gens adorables. C’est ça qu’on été venu chercher… On avait hâte d’aller vivre à la ferme !

Les deux villes (Kingston et San Antonio) qu’on aura visité nous aurons laissé un goût très amer. Deux filles seules en ville et c’est les sifflements réguliers, les mains baladeuses, les klaxons, les guides touristiques qui se jettent sur toi avec des propositions en tout genre. Au bout d’une semaine, je souhaitai déjà partir. On a eu plusieurs conversations à propos de cette oppression récurrente et qui m’a complètement gâché mon séjour là bas. Et même si on essayé de ne pas y prêter attention, s’était toujours sous-jacent et laissant un malaise peser sans arrêt.

Bild032_Neg.Nr.30.jpg

Bild011_Neg.Nr.9.jpg

Bild008_Neg.Nr.6.jpg

Je ne sais toujours pas quoi penser de ces destinations « paradisiaques » qui ressemblent pour moi plus à l’enfer qu’autre chose. Devons-nous faire avec ? Est-ce notre faute ? Devons nous remettre en question le tourisme ? (sans doute oui, mais n’y a-t-il pas une différence entre tourisme et exploration ?). Le tourisme sexuel est aussi présent en Jamaïque, n’aidant pas forcément les relations. Si quelqu’un souhaite s’exprimer/échanger sur ce sujet, faisons le. Pour moi, c’est toujours très flou.

Evidemment, je ne veux pas inciter à ne pas aller dans ce pays, car il a été pour moi une espèce de coup dur/révélation/réflexion sur les différents peuples que nous sommes et nos visions divergentes mais extrêmement enrichissante. Je reviendrais évidemment sur une autre facette de la Jamaïque, celle qui nous y a amener : la nature. Parce que nous avons été subjuguées, tous les jours, devant la beauté de ce lieu et le mode de vie qui y règne.

Je me pose beaucoup de questions sur les voyages en tant que femme seule dans des pays où la condition féminine n’est pas respectée. Ne nous mentons pas sur la domination des hommes dans certains pays, qui me rebute complètement pour découvrir de nouveaux endroits et populations. Si vous avez des expériences particulières, n’hésitez pas à le partager, je serais très curieuse de savoir comment ça s’est passé pour vous.

La suite de l’aventure dans un prochain article…

Images capturées avec un petit appareil jetable.

Un commentaire sur « Jamaica #1 »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s